Souvent, nous choisissons nos lectures…

Souvent nous choisissons nos lectures mais parfois un livre nous choisit. Celui-ci, à notre première rencontre, a chuchoté quelques-uns de ses mots à mon oreille par la voix chaude d’une femme, dont les pas, filmés, rythmaient les phrases.

Émotion. Et oubli.

Il s’est remis sur mon chemin, posé sur une pile de livres au milieu de tant d’autres dans un salon littéraire, un beau jour d’été.

Tentation. Et oubli.

IL s’est fait reconnaître et saisir par une amie subtile qui avait compris le message et s’empressa de me le prêter.

Affection. Et oubli.

Il est venu se poser sur la table de chevet et s’est effacé sous d’autres écrits utiles… futiles… Longtemps. Assez longtemps pour que l’amie veuille récupérer son bien, inquiète du bazar de ma maison, inquiète de ne plus jamais le voir surgir de ce purgatoire poussiéreux.

Et un jour, il revint vers moi. Il s’était furtivement glissé, si fin, si discret, dans un délicieux colis postal envoyé par l’éditeur. Quand la pile s’est ouverte, éventail de papier et d’encre, il était au milieu… Je l’ai ouvert et, dès la première page, j’ai su qu’il serait de ceux qui ne me quittent plus, qui restent au sombre de mon sac de cuir, à portée de main, à portée de cœur…

Merci Laure Sorasso « Les guerrières ».

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