Respiration…

Et puis il y a des textes qui se lisent à haute voix… À la lecture de la première phrase, on sent bien qu’il nous manque quelque chose parce que les mots se sont enchaîné si souplement, dans une seule respiration, un seul soupir, qu’il nous vient l’impérieuse nécessité de les prononcer, d’en ressentir le souffle. Certains auteurs écrivent leurs mots sur une partition, composent, de façon innée, des mélodies en sourdine, entre les lignes. Les lecteurs dont l’œil est musical ne pourront s’empêcher d’interpréter ce texte, de faire vibrer ses sonorités, d’en savourer chaque ponctuation. Et puis il y a celles et ceux dont c’est le métier. Ceux dont la voix profonde et vibrante va faire résonner les mots au plus profond de l’âme, ceux qui vous suspendent à leurs lèvres. J’en connais quelqu’une, que vous connaissez aussi, dont la voix me subjugue à chaque fois et m’hypnotise, me rend captive volontaire et m’entraîne à sa suite dans le tourbillon des mots, magnifiant le travail de l’écrivain. Amis auteurs, vous pouvez lui dire merci, nombre de vos écrits m’ont été révélés par cette voix de sirène écorchée aux coraux, pas de celles qui vous saisissent aux chevilles pour vous entraîner dans les noires profondeurs, mais de celles qui vous attrapent par les oreilles pour vous lancer plus haut en vous racontant des histoires.

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