L’actualité

Festivals, salons, rencontres, prix… venez rencontrer les autrices, auteurs et les éditions Parole à partir du mois DE JUILLET 2020

• Dimanche 26 juillet 2020 : les Rendez-vous de Puimoisson – Stand éditions Parole – auteurs : Jack Meurant + Jean Darot.

• Dimanche 2 août 2020 : les éditions Parole seront présentes au Salon La ruche des mots à Riez (04), en présence de Gilles Vincent, auteur de Si je cessais de vous écrire, et de Jean Darot, auteur de L’Amer du thé.

• Jeudi 6 août 2020 : les éditions Parole seront présentes au Festival des Oralies à Forcalquier (04). Marché avec les éditeurs régionaux à l’invitation de la Baleine qui dit vague.

• Samedi 8 août 2020 : L’association Les Riches Heures Musicales de la Rotonde, dont le siège est à Simiane (04), a décidé de maintenir son Festival 2020, en l’écourtant.
À partir de 18 h, salle haute de la Rotonde, une conférence avec illustrations musicales, présentée comme suit :
«Jean Giono Ombres et Lumières / par Jack Meurant, écrivain», auteur de Jean Giono et le pacifisme
La Librairie Le Bleuet sera présente.

• Mercredi 16 septembre 2020 à La Recyclerie à Paris : Daniel Nahon, auteur de Le réchauffement climatique commence sous nos pieds.

• Dimanche 20 septembre 2020 : les éditions Parole seront présentes au Salon du livre de Moustiers.

• Dimanche 27 septembre 2020 au Salon du livre de Merlieux (02): Fanny Saintenoy, autrice de J’ai dû vous croiser dans Paris.

• Du 1er au 4 octobre 2020 au Festival européen du Premier roman de Kiel en Allemagne : Anne Lecourt pour son premier roman Sept jours en face.

• Samedi 3 octobre : Rencontre Histoires d’histoire à Châteauneuf-de-Galaure (Drôme) : thème le pacifisme – Stand éditions Parole – auteurs : conférence de Jack Meurant.

• Les 2, 3 et 4 octobre 2020 au Festival du livre Mouans Sartoux (06) avec Nancy Huston, autrice de Rien d’autre que cette félicité

• Du 7 au 11 octobre 2020 aux Rendez-vous de l’histoire à Blois (41) : Pierre Micheletti, auteur de Une mémoire d’Indiens.

• Du 8 au 10 octobre Festival du premier roman de Chambéry 2020  : Jean Darot pour son livre lauréat L’Amer du thé. Intervention Jean Darot (un des 10 lauréats 2020) dans librairies, bibliothèques, écoles, prison d’Aiton, public.

Les 24 et 25 octobre 2020 : les éditions Parole seront présentes au Salon Les Feuilles d’Automne à Colmars-les-Alpes (04).

• Dimanche 22 novembre 2020 : Soupe aux livres à Avignon (84).

• Dimanche 6 décembre : Salon du livre de Valensole (04) – stand éditions Parole.

Vous aimez, partagez !

« Catisfactions littéraires »

Les mots… appétissants, comme les lézards dont je collectionne les queues abandonnées sous ma patte,

incisifs, comme mes canines qui mordent et déchirent,

réconfortants, comme le moelleux du tapis ancien que je me suis attribué,

distrayants, comme ces invités qui cherchent à m’attirer à grand renfort de minauderies inutiles,

lumineux, comme le dernier rayon de soleil dans lequel je m’étire…

Et la façon de les dire, apaisante, quand l’humaine qui vit avec moi et que j’aime, un peu, lit à haute voix.

 

Vous aimez, partagez !

Ce que risque un lecteur…

… le traumatisme crânien, pour le distrait qui, le nez dans son livre, rencontre un réverbère,

l’électrocution, pour l’inconscient qui, dans son bain, reste déterminé à découvrir qui est l’assassin du polar chargé sur sa tablette,

l’asphyxie pour l’enfant qui, désobéissant, dévore son récit d’aventures sous les couvertures,

l’aveuglement pour celui qui, à la nuit tombée, forcera ses yeux épuisés à envoyer la suite de l’histoire à son cerveau avide…

Amis lecteurs, vous êtes les héros ignorés du quotidien, il est tellement moins dangereux de regarder la télévision !

Vous aimez, partagez !

Découvrez le teaser des répétitions du spectacle Rien d’autre que cette félicité tiré du dernier livre de Nancy Huston

Ariane replonge dans ses carnets intimes et, ainsi, déroule la pelote des fils de sa vie.
«Écoute, amour… Ce serait pas te rendre service que de peindre ma vie en rose. D’ailleurs j’ai toujours détesté le rose, tu le sais. »

En savoir plus sur Rien d’autre que cette félicité

Vous aimez, partagez !

Nous terminons sur cette série des 10 livres à déconfiner avec les FORTS À PROPOS !

Ces trois derniers collent parfaitement à l’actualité et à cet esprit post déconfinement !

 
Le pain, le levain et les gènes – un essai sur l’évolution de François Roddier – Si ce livre peut bousculer certains dans leurs certitudes sur l’alimentation, le pain, le gluten, la décroissance, l’évolution, il nous apprend plein de choses que nous aurions rêvé savoir plus tôt. Pour expliquer le rapport qui existe entre alimentation et santé, François Roddier nous fait remonter aux origines de l’humanité. 
Comme un vrai cadeau ne vient jamais seul, l’auteur nous livre ses recettes de levain, de pain et de cuisine sans gluten ! 
 
Thermodynamique de l’évolution – un essai de thermo-bio-sociologie de François Roddier – Ils ne sont pas nombreux les livres qui nous donnent la vie. Celui-ci le fait, en toute modestie, en nous permettant d’éclairer l’avenir de l’humanité, si celle-ci peut survivre. Pour François Roddier «ce livre adresse un message aux générations actuelles et futures. L’Histoire montre que chaque fois qu’une société est en crise, elle cherche des coupables et désigne des boucs émissaires. Ce livre désigne le vrai coupable : les lois de la mécanique statistique contre lesquelles nous sommes individuellement impuissants. Howard Bloom parle d’un principe de Lucifer sans savoir qu’il s’agit des principes fondamentaux de la thermodynamique. Nos souffrances sont dues à l’entropie liée à notre méconnaissance des lois de l’univers. Lorsque ces lois seront universellement reconnues et comprises, cette entropie aura été évacuée. L’humanité sera enfin capable de prendre en charge son destin et d’atténuer ses souffrances.»
 
La chèvre de Monsieur Crétin – les frasques écologiques de l’être humain d’Olivier Soria – Ouf ! Enfin, un livre qui allie plaisir et prise de conscience. À l’écart d’une écologie culpabilisante et moralisatrice, triste surtout, le conte La chèvre de Monsieur Crétin  nous apporte de la délectation, aussi bien dans la forme que dans le fond. Pour les grands comme pour les petits. À déguster en famille, à l’ombre d’un olivier. 
Vous aimez, partagez !

Mardi 2 juin… jour de plaisirs

Et vous, où lisez-vous Animal Lecteur ?
Dans les moments d’attente, calé contre un mur, sur une jambe, comme un héron ?
Lové dans des coussins moelleux, comme un chat languissant ?
Comme un reptile, le ventre dans le sable chaud ?
Incurvé dans le fond d’un hamac, étiré comme un paresseux ?
… Ou comme un humain, à la terrasse d’un bistrot, dans le rayon de lumière traversant un verre de vin ou devant la brume parfumée d’un café serré ? Présent/absent, dans cette fausse solitude, entre les mots, entre les autres, dans les sons familiers de la tasse sur le zinc, de la monnaie rendue, égrenée dans la soucoupe.
Comme un humain…

Mardi 2 juin… jour de plaisirs.

Vous aimez, partagez !

Nous continuons dans la série des 10 livres à déconfiner ! et aujourd’hui, nous demandons : LES REPÉRÉS !

Ils se sont rapidement fait connaître dans leur lancée auprès des journalistes, lecteurs, libraires ou jury de prix littéraires.

J’ai dû vous croiser dans Paris de Fanny Saintenoy. «La romancière Fanny Saintenoy nous offre un véritable bijou de 174 pages composé d’une vingtaine de nouvelles consacrées à Paris et à des Parisiens… Fanny Saintenoy a une telle empathie pour ces hommes ou ces femmes croisés qu’elle leur donne – ou plutôt leur restitue – une âme magnifique» Mohammed Aissaoui, LeFigaro.fr

L’Amer du thé de Jean Darot. «Ce premier roman du fondateur des éditions Parole nous propose une écriture délicate à la manière des estampes asiatiques : en quelques lignes, on parcourt des milliers de kilomètres…» Isabelle et Marc de la librairie Le Bleuet à Banon (04)
Ce livre est lauréat du Festival du premier roman de Chambéry 2020.

Sept jours en face d’Anne Lecourt. Un petit roman intimiste et énigmatique construit en miroir, une quête sur la vérité des origines, une histoire de résilience et de réconciliation où le paysage, omniprésent est presque une figure poétique à part entière.
Ce livre est lauréat du Festival européen du Premier roman de Kiel en Allemagne, du Festival du Premier roman et des littératures contemporaines de Laval 2020, du Prix littéraire Québec-France Marie-Claire-Blais 2021.

Vous aimez, partagez !

Dans la série : Les 10 livres à déconfiner, je demande… LES STOPPÉS NET !

Dans nos lectures de déconfinement, on retrouve les “STOPPÉS NET !” Ils sont sortis récemment, prenaient un bon départ, mais PAF… la Covid-19 les a mis à l’arrêt !




Fusil de Muriel Roche – Un petit roman construit comme un grand, aux senteurs d’humus et de bois frais, saupoudré d’un rythme précis et poétique.

Le réchauffement climatique commence sous nos pieds de Daniel Nahon –
L’auteur nous fait voyager à travers l’évolution de l’Humanité en mettant en lumière les techniques que nous avons élaborés pour appréhender le vivant. Mais, en écoutant le scientifique, le citoyen obtient tous les éléments pour demander des comptes au politique…

Rien d’autre que cette félicité de Nancy Huston – Un testament sous la forme d’une lettre, qu’Ariane, écrivaine, adresse à sa fille pour la préparer à sa future vie de femme. Elle interroge le corps, la maternité, l’amour, les relations aux hommes, la filiation, la vie et la transmission.

Dessine-moi un chat de Schrödinger de Virginie Langlois, Philippe Granarolo et Céline Decorte – Avec humour et tendresse, l’animal vient détricoter la complexité de la mécanique quantique et éclairer d’une façon inédite les expériences de notre vie quotidienne. Synchronicités, hasards, sont des phénomènes dont chaton nous offre la clé en mêlant adroitement science, philosophie et spiritualité.

Vous aimez, partagez !

Prison

«Les bibliothèques sont de merveilleux espaces de liberté». C’est ce que m’a dit un détenu cet après-midi, un de ceux que j’accueille entre les murs gris et fades de cette salle un peu lugubre. Les livres y sont parqués, au garde-à-vous, serrés, un peu éteints, peu sollicités. Un très faible pourcentage de prisonniers lisent, mais pour ceux-là, en effet, la bibliothèque est un merveilleux espace de liberté. À un moment, j’ai levé les yeux et j’ai suivi le regard d’un de ces hommes, il fixait un rayon de lumière qui filtrait au travers des barreaux.

Vous aimez, partagez !

Écrans…

Ceux qui s’en sortiront sont ceux qui auront dressé, entre eux et le « monde d’après », la plus efficace des barrières. Pas la distanciation, ni la désinfection, ni la crainte de son voisin, de son parent, de son collègue de travail ou de l’inconnu. Ils ne contournent pas les règles, ils veulent bien les respecter mais ils éprouvent la nécessité de les comprendre. Pourquoi ? Parce que leurs écrans ne sont pas ceux des TV bleutées qui clignotent dangereusement dans chaque foyer et qui, insidieusement, formatent en distillant la peur, culpabilisent et infantilisent. Leurs écrans sont leurs lectures, saines barrières contre la pensée unique, dangereux moteurs de l’esprit critique. Quand je suis lasse d’entendre et de voir ce que l’on veut faire de nous, j’ouvre un livre et je plonge dedans. Ainsi, il me protège, du nez au menton, du plus terrible des virus… celui de la bêtise.

Vous aimez, partagez !

Marque-page

Le souci de remplir utilement ce temps imposé semble avoir été l’objectif, avoué sinon tenu, de nombre d’entre nous. Moi aussi, les premiers jours, devant cette infinité d’heures, de jours, de semaines, m’était venue l’idée de me remettre à la guitare, d’améliorer deux ou trois langues étrangères, d’achever quelques bricolages en attente de finition… et puis non. Un matin, en rangeant un tiroir, mes godets d’aquarelle m’ont fait de l’œil, le besoin d’occuper mes mains a fait le reste. J’ai découpé de petites bandes dans un papier à grain, percé une extrémité pour y glisser un pompon coloré, et peint quelques motifs à coup de pinceaux fins et de couleurs à l’eau. Une trentaine de marque-pages ont ainsi été produits sur un coin de table, sur des airs de Bach et de Vivaldi, avec le printemps qui me narguait à la fenêtre. Envoyés par la poste aux amis chers qui me manquaient. Marque-page, marque d’amitié, la marque de ces liens distendus un temps mais réinventés. J’ai reçu en retour, un disque, un bracelet de perles enfilées par une enfant, un livre, une carte postale… Ces marque-pages viendront se glisser entre deux pages, dans l’attente d’un retour au livre, comme nous avons été, entre nos murs, dans l’attente… de quoi ?… de ce qui nous reste à inventer, maintenant.

Vous aimez, partagez !

Respiration…

Et puis il y a des textes qui se lisent à haute voix… À la lecture de la première phrase, on sent bien qu’il nous manque quelque chose parce que les mots se sont enchaîné si souplement, dans une seule respiration, un seul soupir, qu’il nous vient l’impérieuse nécessité de les prononcer, d’en ressentir le souffle. Certains auteurs écrivent leurs mots sur une partition, composent, de façon innée, des mélodies en sourdine, entre les lignes. Les lecteurs dont l’œil est musical ne pourront s’empêcher d’interpréter ce texte, de faire vibrer ses sonorités, d’en savourer chaque ponctuation. Et puis il y a celles et ceux dont c’est le métier. Ceux dont la voix profonde et vibrante va faire résonner les mots au plus profond de l’âme, ceux qui vous suspendent à leurs lèvres. J’en connais quelqu’une, que vous connaissez aussi, dont la voix me subjugue à chaque fois et m’hypnotise, me rend captive volontaire et m’entraîne à sa suite dans le tourbillon des mots, magnifiant le travail de l’écrivain. Amis auteurs, vous pouvez lui dire merci, nombre de vos écrits m’ont été révélés par cette voix de sirène écorchée aux coraux, pas de celles qui vous saisissent aux chevilles pour vous entraîner dans les noires profondeurs, mais de celles qui vous attrapent par les oreilles pour vous lancer plus haut en vous racontant des histoires.

Vous aimez, partagez !

Ils viennent d’arriver dans Le petit carnet…

• On en parle et on partage :

> Fusil, de Muriel Roche,  chroniqué dans l’émission « Service de presse » de François Bon, en page 7

> Le petite vie des gens de Parole : Cécile et Charlotte, en page 7

> Seconde vidéo d’Olivier Denizet : Le plus petit festival du monde, en page 10

• Lectures :

> Les derniers épisodes de Majid (le 15e sera mis en ligne samedi), l’intégralité restera disponible, en pages 14-15

> Nouveau feuilleton qui débute mercredi : L’île de Luisa Myrial

• Rencontres :

> Philippe Granarolo : à propos de philosophie quantique, en page 25

> Nancy Huston nous reçoit chez elle pour parler de Sois belle – Sois fort, libraires, éditeur et lecteurs en parlent aussi, pages 26 à 33

> Pierre Micheletti : à la rencontre d’un médecin du monde, en pages 34-35

Tout découvrir !

Vous aimez, partagez !

Tisser…

Ce verbe sonne doux aux oreilles, le bout de la langue claque sur les incisives avant de se rétracter vers le fond du palais pour laisser glisser, entre les lèvres, la sinuosité ouatée des s. Du même verbe latin, texere, naît l’art de tisser les fils, comme celui de tisser les mots ensemble pour donner naissance au texte. L’écrivain est tisserand, celui qui sait choisir les plus beaux fils pour les assembler en tissus soyeux, rudes, chauds… Tisser, entrecroiser, entremêler, enchevêtrer… organiser le fouillis des mots qui viennent, entre chaîne et trame, savoir poser la virgule, la respiration, dérouler la matière sortie du métier et, enfin, couper les derniers fils. Le lecteur viendra, ensuite, se lover comme un gros chat gourmand, dans cette œuvre au noir, cette alchimie lumineuse qui viendra donner texture à son âme.

Vous aimez, partagez !

Florence et Olivier offrent, aux petits et aux grands, leur spectacle de Djamil, le crocodile qui perdit ses dents. Régalez-vous !

Bonjour à tous,

Nous espérons que vous allez bien en cette période curieuse.
Curieuse parce qu’inédite, donc bizarre et étrange.
Curieuse aussi parce qu’elle nous force à être curieux, différemment!
Nous regardons autrement notre maison, notre vie quotidienne, notre travail,  notre environnement, notre entourage, notre famille, nos proches et nos lointains.
Nous y portons un regard différent pendant cette période de temps un peu suspendu.
De nouvelles formes d’échanges se développent : les spectacles, les cours, le travail parfois se font en ligne grâce aux outils numériques, que nous découvrons parfois à cette occasion.
 
En cette période où nous avons également la possibilité de prendre le temps avec nos enfants et où les propositions d’activités et de concerts numériques prolifèrent, nous avons décidé de mettre en ligne la VIDEO INTEGRALE DU SPECTACLE Djamil, le crocodile qui perdit ses dents pour que vous puissiez le regarder chez vous, en cliquant sur le lien suivant :
 
 
Le spectacle a été filmé lors d’une représentation à l’Alpilium de Saint-Rémy le 18 décembre 2017, pour les 200 élèves de l’école de la République. La captation vidéo et le montage ont été réalisés par Xavier Proença. Le spectacle a évolué depuis, mais ça vous pourrez le voir quand nous pourrons de nouveau nous rassembler !
 
Voici l’occasion pour nous de remercier :
 
– Mélanie Guillaume et Sandrine Sesriault, institutrices à l’école de la République, l’équipe de l’Alpilium, la bibliothèque Joseph-Roumanille et la Mairie de Saint-Rémy-de-Provence
 
– tous les organisateurs qui nous ont permis de jouer notre spectacle (presque 100 fois depuis sa création en 2013, et presque exclusivement en région PACA) et de mener des actions d’éducation artistique et culturelle
 
– les Editions Parole, Jean Darot, Marie Clauwaert, Michel Collet, Cécile Cointot et Chantal Lemarchand, sans qui le livre-disque n’aurait pas existé
 
– Patrick Lanéelle, l’illustrateur du livre de Djamil
 
– les musiciens qui ont enregistré le disque de Djamil, et donc la bande originale du spectacle : Benjamin Arragon, Lison David, Norbert Gauthier, Mehdi Guedouani, Xavier Proença et Olivier Vauquelin
 
– Stéphane Nakache pour le nouveau visuel du spectacle
 
– notre producteur Smart – La Nouvelle Aventure, en particulier Lucie Savina
 
 
Bon spectacle ! Bonne lecture et bonne écoute !
Prenez soin de vous,
Plein de bisous confits !
 

Djamil, le crocodile qui perdit ses dents
Florence Lanéelle
06 44 08 06 49

En savoir plus sur Djamil, le crocodile qui perdit ses dents

Vous aimez, partagez !

Histoire de bibliothèque

C’était en février, Polina rentrait juste de Rua da Cruz, encore une fois les mains vides.

Pourquoi partir ? Après une enfance australienne – elle était sa première terre, elle s’était mis en tête de trouver celui qui déplaçait des montagnes dans les Reculas. À l’encre violette, elle avait écrit à sa mère, la chronique d’un non-amour…. Elle se souvenait de cette sentence, cette incantation qu’elle avait l’habitude de leur adresser, à elle et à son frère, « Sois belle, sois fort ». Elle avait pris son fusil, éteint le dernier feu, pris le large dans les poubelles et retrouvé Ève et Lilith dans l’île où elles vivaient avec ces trois jeunes appelés dans les Aurès. Pour cette Dryade, passer sept en jours en face de ces guerrières rouges, ces femmes lunes, se retrouver face à de si beaux ennemis, était pour elle l’horizon d’un évènement.

Et pourtant, la petite flingueuse, rouge comme un cœur dans la bouche de Dieu, n’aspirait plus à rien d’autre que cette félicité : se retrouver à la table de Joseph, cet ogre pour lequel il fallait 12 mois, 12 femmes et qui savait l’amour fait aux femmes, comme autant de petites têtes d’épingles et autres minuties.

« – J’ai dû vous croiser dans Paris, sous le vent, après la tempête apaisée… » lui avait-il avoué.

Sur la plus haute branche, cette femme en vol, ce coucou, cet automate de vide-grenier, avait enfin trouvé son homme semence…

(Le texte est constitué de tous les titres de la collection Main de femme, organisés pour créer une histoire !)

Vous aimez, partagez !

Cabanes

Il faudra attendre encore un peu avant de se poser, seul au milieu des autres, sur un banc, dans un square, à une terrasse de café en ville, couché dans l’herbe d’un jardin public ou à plat ventre sur le sable chaud d’une plage, le menton dans les mains. Il faudra attendre encore un peu pour retrouver nos lieux préférés de lecture. Et si nous les ré-inventions ?!

Le matin, à l’heure du premier café, je cale mon dos dans le plus confortable de mes fauteuils en rotin, j’entrouvre la fenêtre de la cuisine et j’entends le cri strident des gabians et de la liberté. J’attrape le livre du matin.

Je me suis fabriquée, avec des morceaux de n’importe quoi traînant dans la maison, un petit bar de balcon, une terrasse domestique, j’y trinque à midi avec mon voisin d’en face (c’est un chat qui, à cette heure, s’allonge sur la rambarde)… et j’attrape le livre de la mi-temps.

Depuis quelques jours, je m’allonge sur un tapis du salon, dans l’axe du soleil de l’après-midi qui inonde la pièce, je me tartine de crème solaire (pour faire comme si) et j’attrape le livre de l’après-midi.

Après une longue journée, quand la lumière commence à s’étirer derrière la colline, que les petites lucarnes des fenêtres s’allument, je glisse un air de Duke Ellington, me verse un verre de gin, ambiance piano-bar… J’attrape le livre du soir.                               

La nuit venue, je rêve… De la mer, de l’ombre des grands saules, du parfum des fleurs, de passants qui passent, de cris d’enfants qui jouent, de palabres, d’éclats de rire, de chants. Je rêve de la vie qui bat ailleurs que dans les rues, mais qui bat, partout, ailleurs, avec celle qui bat dans les pages de mes livres et mes cabanes de lecture.

Vous aimez, partagez !