L’actualité

Nul besoin aujourd’hui de sortir une petite heure dans le périmètre réduit d’un kilomètre…

Nul besoin aujourd’hui de sortir une petite heure dans le périmètre réduit d’un kilomètre… j’ai désintégré mes murs avec, comme unique arme, un livre… «Fusil». Un texte au goût de silex et de sang qui fait monter des pages des parfums d’humus. J’ai suivi la course du gibier, celle des chiens, le tracé des chemins qui m’ont menée vers la profondeur des forêts. Des brindilles craquent à chaque page tournée, ça palpite, des frissons vous courent dans l’échine, on s’y réchauffe à des feux sauvages ou à de grands poêles. Deux mondes se rencontrent, hostilité des uns, indifférence des autres. Les deux personnages, tels des Roméo et Juliette des bois, vont se croiser, le chasseur solitaire aspirant à s’envoler «vers cet amour couleur d’or et de lune» que lui inspire cette fille à la chevelure mêlée de plumes. Un roman sauvage et libre.

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Désenfermer…

Désenfermer…

Au troisième et dernier étage sans ascenseur de mon petit immeuble niçois de style Art déco, je suis comme dans un phare. Je me penche, la mer d’un côté et de l’autre un petit bout de jardin partagé où trône un immense citronnier chargé de fruits gros comme des grenades.

La lumière traverse mon phare de part en part. D’une fenêtre à l’autre, les rayons fouillent loin, rebondissent sur le lit froissé, se faufilent sous les meubles, jouent avec les moutons, avec le chat aussi, quand il y consent, avant de sortir par l’autre façade pour filer ailleurs…

Peu de pièces, mais les plafonds sont si hauts que jamais je ne dérangerai les araignées qui s’y installent. Nous avons signé un pacte ; si elles renoncent à se trouver sur mon passage, je leur concède volontiers le tiers supérieur du phare. Le chat aussi a signé le pacte. Mais je le soupçonne d’espérer des manquements aux règles de la part de ces petites choses vives qui, à défaut d’être comestibles, apparaissent comme des cibles tout à fait acceptables.

Excepté celle qui nous sépare du palier, le phare ne possède plus aucune porte, un ancien locataire claustrophobe probablement… Pas de balcon mais de longues portes-fenêtres et des volets à l’italienne, dont je joue comme d’un instrument, pour moduler la lumière au gré des saisons et de la journée. Deux des fenêtres ouvrent sur une colline. Le soir, des centaines de petites lucarnes s’allument les unes après les autres, empilées en restanques urbaines. Je distingue des silhouettes, certaines me sont désormais familières. Hier soir, l’une d’entre elles a ouvert grand sa lucarne pour nous offrir un concerto pour violoncelle de Bach. Au pied de la colline, les vibrations rebondissaient en arabesques gracieuses et légères. Des silhouettes se sont penchées, les coudes aux rambardes, pour humer cet air parfumé, ce présent volatile, ce concert éphémère. Les dernières notes se sont éteintes, emportées haut par les courants ascendants, les silhouettes ont applaudi doucement pour ne pas froisser le moment avant de refermer tout aussi délicatement leur lucarne. Je suis restée seule avec la lune, aucun bruit ne montait de la rue, je me sentais comme serrée par des bras tendres. Du jardin montait le parfum des fleurs du citronnier. Devant moi, j’avais l’immensité de la nuit et, derrière, les murs de ma bibliothèque m’ouvraient le monde. Tout était à portée de main. J’ai saisi un livre, l’ai posé sur mon cœur… et je me suis endormie, confiante.

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Signez notre pétition : «Quand un bateau est en détresse, que son équipage tente de surnager, il y a des capitaines voguant à proximité qui répondent à l’appel, d’autres qui préfèrent poursuivre leur route»

Monsieur le Ministre de la Culture,

Monsieur le Directeur général d’Amazon France,

je me présente. Mon nom est Patrick Cova. Je travaille depuis plus de trente ans dans l’édition, qu’elle soit multimédia ou papier, en tant que dirigeant d’entreprise. Je m’occupe à ce jour des Éditions Parole, maison d’édition crée il y plus de 15 ans et qui suit actuellement une belle courbe de progression, animée par une équipe de 5 permanents, des intervenants et des sous-traitants, publiant près de 100 auteurs français et travaillant régulièrement avec près de 1000 librairies indépendantes en Europe francophone.

Parole est donc un des acteurs de ce que l’on nomme «la chaîne du livre», chaîne qui ne peut rester entière que si ses maillons : auteurs, éditeurs, libraires, lecteurs et tous les autres acteurs qui la constituent sont solidement imbriqués entre eux.

Notre rôle d’éditeur est habituellement de «Donner la parole», la parole à des auteurs qui veulent porter leurs textes vers les lecteurs, la parole à des libraires qui veulent créer avec nous des cercles vertueux pour la préservation de la bibliodiversité.

Pourtant aujourd’hui j’estime que mon rôle est également de «Prendre la parole» ! Prendre la parole non pas uniquement au nom des éditions Parole mais au nom de l’ensemble des citoyens français concernés par le livre, notamment tous les acteurs de l’économie du livre qui ont très vite et très respectueusement réagi aux mesures sanitaires d’urgence demandées par notre gouvernement pour tenter de lutter au mieux contre la pandémie que nous traversons.

Laissez-moi vous présenter ce qui pourrait être un livre… Une histoire qui semblerait de la science-fiction mais qui pourrait devenir un «Roman historique».

Chap. I : Samedi 14 mars 2020

Il est 19h, pour respecter les mesures de sécurité sanitaire annoncées par le gouvernement, tous les libraires de France ferment leur rideau, jusqu’à nouvel ordre. La chaîne du livre se grippe.

Chap. II : Lundi 16 mars 2020

Comme toutes les entreprises, les commerces ou les artisans, libraires et éditeurs tentent de s’organiser pour parer au plus urgent et tenir au mieux le temps que durera cette crise. Surtout, ils commencent à se demander dans quelles conditions une reprise d’activité sera possible.

Chap. III : Mardi 17 mars 2020

Amazon annonce que son chiffre d’affaires est en pleine expansion, qu’il maintient son activité et qu’il va même embaucher beaucoup de personnel !…

Monsieur le Ministre, Monsieur le directeur général, il y a deux fins possibles à cette histoire et c’est à nous tous d’en choisir une :

  • Continuer comme cela et réduire chaque jour les espoirs de milliers de libraires de se relancer au sortir de la crise, détruire la capacité des éditeurs à fournir les librairies, y compris Amazon, dans le long terme, mettre les auteurs qui sont la source même du succès d’Amazon dans une situation d’impasse.
  • Se conformer aux souhaits du Président de la République et faire preuve de solidarité, pour que, chacun dans notre rôle et selon nos possibilités, nous puissions reconstruire «l’après-pandémie».

> Notre proposition de fin, la voici :

Si l’entreprise Amazon France considère être en capacité de continuer à distribuer des livres et assurer une «continuité de service» aux Français, qu’elle est en conformité avec les mesures gouvernementales et qu’elle a su s’organiser pour assurer la sécurité sanitaire de ses employés et de ses sous-traitants, on peut estimer que c’est une bonne nouvelle.

Si Amazon France continue à faire des bénéfices, on peut estimer que c’est une bonne nouvelle.

Si le Ministère de la Culture peut considérer Amazon comme un soutien potentiel lorsqu’il s’agira de relancer tout le secteur économique et culturel que constituent les métiers du livre, on pourra considérer que ce sera une excellente nouvelle.

>> Concrètement, que nous demandons-vous ?

– Monsieur Frédéric Duval, accepteriez-vous d’engager votre entreprise Amazon France dans la dynamique constructive suivante :

  1. participer à la création d’un fonds de solidarité, tel qu’évoqué par notre ministre de l’Économie, un fonds spécifique à la relance des acteurs de la chaîne du livre qui éprouveront des difficultés, notamment les libraires et les éditeurs indépendants ?
  2. abonder par l’entreprise Amazon ce fonds sur le principe d’un pourcentage reversé sur chaque livre vendu durant toute la période d’impact de la crise sanitaire et des mesures de confinement ?
  3. rassurer le monde du livre sur vos intentions de ne pas entrer dans une concurrence déloyale et un abus de position dominante qui pourrait détruire des dizaines de milliers d’emplois ?

– Monsieur le Ministre de la Culture, accepteriez-vous :

  1. de réunir autour de vous les représentants des différents métiers du monde du livre ainsi que les organismes qui pourraient créer et orchestrer un tel fonds de solidarité ?
  2. d’organiser une table ronde réunissant les différentes parties prenantes pour, ensemble, imaginer ce que sera le marché du livre de demain ?

Auteurs, lecteurs, libraires, éditeurs, distributeurs nous sommes très nombreux à compter sur vous, nous sommes très nombreux à espérer pouvoir à nouveau bientôt pousser la porte d’une librairie.

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Confinement… du latin cum (avec) et finis (frontières)…

Confinement… du latin cum (avec) et finis (frontières)… Les lecteurs partagent avec les fous la capacité à outrepasser toutes les frontières. Ouvrir un livre, c’est plonger, décoller, courir, perdre haleine, rencontrer mille personnes, découvrir mille lieux, vivre mille vies… Voyageurs immobiles, saisissez-vous de ces merveilleux billets vers l’ailleurs que sont les livres… Prenez soin de vous…

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Il y avait maintenant presque deux mois que je n’avais ouvert un livre…

Il y avait maintenant presque deux mois que je n’avais ouvert un livre. J’avais fermé les portes d’une grande maison à la campagne pour ouvrir celle d’un petit appartement en ville, j’avais fermé des tas de cartons… Je n’en avais ouvert que quelques-uns, faute de place. J’avais fermé un long chapitre de ma vie pour m’ouvrir à un nouveau métier, à de nouvelles pratiques, un monde nouveau pour moi. Et j’étais si fatiguée le soir, entre déménagement et prise de fonction que je ne parvenais à ouvrir aucun livre. Je les voyais bien sur les étagères de ma bibliothèque, à me faire de l’œil, à chercher à me séduire avec leurs couvertures aguichantes, leurs promesses de dépaysement, mais, vautrée sur le canapé, je ne parvenais que distraitement à faire glisser d’un doigt idiot le fil d’actualités que déversait mon smartphone.

Quel grand lecteur, quel assoiffé de mots n’a pas vécu ces moments de vide, de délaissement ? C’était comme une source tarie, une envie de s’abreuver d’eau fraîche mais seul un soda chimique passait mes lèvres sans jamais étancher ma soif. Et l’envie revint… celle du papier remplaçant l’écran, les petites lettres noires sur fond blanc en lieu et place de la lumière bleue, le goût des mots pour effacer la litanie des nouvelles internationales anxiogènes. Le petit tas de livres en cours se reconstitua sur la table de chevet, comme la présence familière et rassurante d’un parent assis près du lit… Raconte-moi une histoire… et nous la reprîmes là où nous l’avions laissée…

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Quand la philosophie quantique révèle l’Extra-ordinaire de notre quotidien une tournée de conférences au printemps 2020 dans le sud-est…

Retrouvez toutes les dates avec le chat de Schrödinger, Virginie Langlois et Philippe Granarolo sur : paroleautourdunchat.altermondo.fr

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Écoutez Anne Lecourt dans l’Émission “Un jour, un livre, un auteur” sur Radio Présence pour Sept jours en face

Mercredi 19 février 2020,
Anne Lecourt est interviewée par Philippe Nonie.

«Voici l’un des plus beaux romans que j’ai été amené à lire en 2019.»

https://www.radiopresence.com/emissions/culture/litterature/un-jour-un-livre-un-auteur/article/un-jour-un-livre-un-auteur-59987?fbclid=IwAR2tWz3c8Zj25WMPEO98L7vL7Uhh4CSJdl3-kFKRAM8cnmv-l_dfh8K6VQ8

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Lectures-rencontre autour de la collection «Main de femme» avec la présence de Muriel Roche pour Fusil et Stéphanie Quérité pour Rouges

À l’occasion de la parution du livre Fusil de Muriel Roche, la librairie La Balançoire vous propose une soirée Lectures-rencontre autour de la collection «Main de femme» des éditions Parole.

Également présentes : Stéphanie Quérité pour Rouges et la comédienne Claude Fosse (éditions Parole) pour les lectures.

Rendez-vous le vendredi 13 mars à partir de 19h00 à la Librairie La Balançoire à Crest dans la Drôme.

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Josyane Savigneau parle de J’ai dû vous croiser dans Paris sur RCJ

Regardez et écoutez la chronique de Josyane Savigneau sur J’ai dû vous croiser dans Paris de Fanny Saintenoy, sur RCJ :

https://radiorcj.info/diffusions/jai-du-vous-croiser-dans-paris-de-fanny-saintenoy-paru-aux-edition-parole/

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