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Prison

«Les bibliothèques sont de merveilleux espaces de liberté». C’est ce que m’a dit un détenu cet après-midi, un de ceux que j’accueille entre les murs gris et fades de cette salle un peu lugubre. Les livres y sont parqués, au garde-à-vous, serrés, un peu éteints, peu sollicités. Un très faible pourcentage de prisonniers lisent, mais pour ceux-là, en effet, la bibliothèque est un merveilleux espace de liberté. À un moment, j’ai levé les yeux et j’ai suivi le regard d’un de ces hommes, il fixait un rayon de lumière qui filtrait au travers des barreaux.

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Écrans…

Ceux qui s’en sortiront sont ceux qui auront dressé, entre eux et le « monde d’après », la plus efficace des barrières. Pas la distanciation, ni la désinfection, ni la crainte de son voisin, de son parent, de son collègue de travail ou de l’inconnu. Ils ne contournent pas les règles, ils veulent bien les respecter mais ils éprouvent la nécessité de les comprendre. Pourquoi ? Parce que leurs écrans ne sont pas ceux des TV bleutées qui clignotent dangereusement dans chaque foyer et qui, insidieusement, formatent en distillant la peur, culpabilisent et infantilisent. Leurs écrans sont leurs lectures, saines barrières contre la pensée unique, dangereux moteurs de l’esprit critique. Quand je suis lasse d’entendre et de voir ce que l’on veut faire de nous, j’ouvre un livre et je plonge dedans. Ainsi, il me protège, du nez au menton, du plus terrible des virus… celui de la bêtise.

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Après Le petit carnet des éditions Parole, découvrez le hors-série «On décide quoi demain?»

Face à cette crise sanitaire, nous avons essayé de penser des choses réellement nouvelles tout en gardant à la fois notre bonne humeur, notre dynamisme et notre faculté d’émerveillement. De cette alchimie est né le «Petit Carnet des Éditions Parole», un carnet vivant, enrichi chaque jour par notre équipe et nos auteurs. Ensemble nous l’avons construit au fil du confinement. Oralité, lectures à voix hautes, partages d’idées et d’initiatives inspirantes ont constitué ses fondations.

Page 31 du Petit carnet, nous titrons : «Inventons le monde d’après « Penser autrement». Aujourd’hui, nous avons décidé d’ouvrir ces pages à ceux qui peuvent nous aider à inventer le monde, à penser autrement dans un Hors Série dédié : «On décide quoi pour demain?»

Dans celui-ci, nous proposons à des scientifiques, des philosophes, des chercheurs, des artistes, des auteurs, des acteurs du territoire, de la biodiversité… de considérer cet espace comme un outil de réflexion et de diffusion. On y trouvera des publications émanant de contributeurs d’horizons multiples, ayant un vrai regard, une capacité d’analyse, de propositions et de projections pour nous faire réfléchir, rêver, vibrer… dans le but d’inventer, le monde d’après ! 

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Marque-page

Le souci de remplir utilement ce temps imposé semble avoir été l’objectif, avoué sinon tenu, de nombre d’entre nous. Moi aussi, les premiers jours, devant cette infinité d’heures, de jours, de semaines, m’était venue l’idée de me remettre à la guitare, d’améliorer deux ou trois langues étrangères, d’achever quelques bricolages en attente de finition… et puis non. Un matin, en rangeant un tiroir, mes godets d’aquarelle m’ont fait de l’œil, le besoin d’occuper mes mains a fait le reste. J’ai découpé de petites bandes dans un papier à grain, percé une extrémité pour y glisser un pompon coloré, et peint quelques motifs à coup de pinceaux fins et de couleurs à l’eau. Une trentaine de marque-pages ont ainsi été produits sur un coin de table, sur des airs de Bach et de Vivaldi, avec le printemps qui me narguait à la fenêtre. Envoyés par la poste aux amis chers qui me manquaient. Marque-page, marque d’amitié, la marque de ces liens distendus un temps mais réinventés. J’ai reçu en retour, un disque, un bracelet de perles enfilées par une enfant, un livre, une carte postale… Ces marque-pages viendront se glisser entre deux pages, dans l’attente d’un retour au livre, comme nous avons été, entre nos murs, dans l’attente… de quoi ?… de ce qui nous reste à inventer, maintenant.

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Dernière lecture en confinement : Claude nous lit des extraits du premier roman de Muriel Roche, Fusil

Claude, pour sa dernière lecture en confinement dans… Les lectures de confinement ! Aujourd’hui c’est du livre Fusil de Muriel Roche dont elle va nous lire des extraits.

Un très beau texte, intense et poétique, publié en janvier 2020.

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Respiration…

Et puis il y a des textes qui se lisent à haute voix… À la lecture de la première phrase, on sent bien qu’il nous manque quelque chose parce que les mots se sont enchaîné si souplement, dans une seule respiration, un seul soupir, qu’il nous vient l’impérieuse nécessité de les prononcer, d’en ressentir le souffle. Certains auteurs écrivent leurs mots sur une partition, composent, de façon innée, des mélodies en sourdine, entre les lignes. Les lecteurs dont l’œil est musical ne pourront s’empêcher d’interpréter ce texte, de faire vibrer ses sonorités, d’en savourer chaque ponctuation. Et puis il y a celles et ceux dont c’est le métier. Ceux dont la voix profonde et vibrante va faire résonner les mots au plus profond de l’âme, ceux qui vous suspendent à leurs lèvres. J’en connais quelqu’une, que vous connaissez aussi, dont la voix me subjugue à chaque fois et m’hypnotise, me rend captive volontaire et m’entraîne à sa suite dans le tourbillon des mots, magnifiant le travail de l’écrivain. Amis auteurs, vous pouvez lui dire merci, nombre de vos écrits m’ont été révélés par cette voix de sirène écorchée aux coraux, pas de celles qui vous saisissent aux chevilles pour vous entraîner dans les noires profondeurs, mais de celles qui vous attrapent par les oreilles pour vous lancer plus haut en vous racontant des histoires.

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Claude, aujourd’hui, nous lit des extraits du livre de Daniel Nahon : Le réchauffement climatique commence sous nos pieds

Claude, en direct  sur le groupe Les lectures de confinement pour nous lire des extraits du livre Le réchauffement climatique commence sous nos pieds de Daniel Nahon.

Expert mondialement reconnu dans la géochimie des sols, l’auteur nous explique concrètement comment ces derniers se sont dégradés depuis les débuts de l’Humanité. D’après lui, la protection des sols est indissociable, et même l’enjeu principal, de la lutte contre le réchauffement climatique.

Mais rassurez-vous, après la phase de compréhension… vient l’action ! Daniel Nahon ne nous laisse pas seul face à ces tristes nouvelles et nous explique comment agir en tant que citoyen pour préserver notre jolie planète.

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Ils viennent d’arriver dans Le petit carnet…

• On en parle et on partage :

> Fusil, de Muriel Roche,  chroniqué dans l’émission « Service de presse » de François Bon, en page 7

> Le petite vie des gens de Parole : Cécile et Charlotte, en page 7

> Seconde vidéo d’Olivier Denizet : Le plus petit festival du monde, en page 10

• Lectures :

> Les derniers épisodes de Majid (le 15e sera mis en ligne samedi), l’intégralité restera disponible, en pages 14-15

> Nouveau feuilleton qui débute mercredi : L’île de Luisa Myrial

• Rencontres :

> Philippe Granarolo : à propos de philosophie quantique, en page 25

> Nancy Huston nous reçoit chez elle pour parler de Sois belle – Sois fort, libraires, éditeur et lecteurs en parlent aussi, pages 26 à 33

> Pierre Micheletti : à la rencontre d’un médecin du monde, en pages 34-35

Tout découvrir !

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Tisser…

Ce verbe sonne doux aux oreilles, le bout de la langue claque sur les incisives avant de se rétracter vers le fond du palais pour laisser glisser, entre les lèvres, la sinuosité ouatée des s. Du même verbe latin, texere, naît l’art de tisser les fils, comme celui de tisser les mots ensemble pour donner naissance au texte. L’écrivain est tisserand, celui qui sait choisir les plus beaux fils pour les assembler en tissus soyeux, rudes, chauds… Tisser, entrecroiser, entremêler, enchevêtrer… organiser le fouillis des mots qui viennent, entre chaîne et trame, savoir poser la virgule, la respiration, dérouler la matière sortie du métier et, enfin, couper les derniers fils. Le lecteur viendra, ensuite, se lover comme un gros chat gourmand, dans cette œuvre au noir, cette alchimie lumineuse qui viendra donner texture à son âme.

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Claude lit des extraits : Rien d’autre que cette félicité de Nancy Huston

Claude Fosse nous fait, aujourd’hui, la lecture sur le groupe Les lectures de confinement du dernier livre de Nancy Huston Rien d’autre que cette félicité.

Ce court roman est un testament qu’une mère lègue à sa fille pour la préparer à sa future vie de femme. Un texte fort qui interroge le corps, la maternité, l’amour, les relations aux hommes, la filiation, la vie et la transmission.

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Florence et Olivier offrent, aux petits et aux grands, leur spectacle de Djamil, le crocodile qui perdit ses dents. Régalez-vous !

Bonjour à tous,

Nous espérons que vous allez bien en cette période curieuse.
Curieuse parce qu’inédite, donc bizarre et étrange.
Curieuse aussi parce qu’elle nous force à être curieux, différemment!
Nous regardons autrement notre maison, notre vie quotidienne, notre travail,  notre environnement, notre entourage, notre famille, nos proches et nos lointains.
Nous y portons un regard différent pendant cette période de temps un peu suspendu.
De nouvelles formes d’échanges se développent : les spectacles, les cours, le travail parfois se font en ligne grâce aux outils numériques, que nous découvrons parfois à cette occasion.
 
En cette période où nous avons également la possibilité de prendre le temps avec nos enfants et où les propositions d’activités et de concerts numériques prolifèrent, nous avons décidé de mettre en ligne la VIDEO INTEGRALE DU SPECTACLE Djamil, le crocodile qui perdit ses dents pour que vous puissiez le regarder chez vous, en cliquant sur le lien suivant :
 
 
Le spectacle a été filmé lors d’une représentation à l’Alpilium de Saint-Rémy le 18 décembre 2017, pour les 200 élèves de l’école de la République. La captation vidéo et le montage ont été réalisés par Xavier Proença. Le spectacle a évolué depuis, mais ça vous pourrez le voir quand nous pourrons de nouveau nous rassembler !
 
Voici l’occasion pour nous de remercier :
 
– Mélanie Guillaume et Sandrine Sesriault, institutrices à l’école de la République, l’équipe de l’Alpilium, la bibliothèque Joseph-Roumanille et la Mairie de Saint-Rémy-de-Provence
 
– tous les organisateurs qui nous ont permis de jouer notre spectacle (presque 100 fois depuis sa création en 2013, et presque exclusivement en région PACA) et de mener des actions d’éducation artistique et culturelle
 
– les Editions Parole, Jean Darot, Marie Clauwaert, Michel Collet, Cécile Cointot et Chantal Lemarchand, sans qui le livre-disque n’aurait pas existé
 
– Patrick Lanéelle, l’illustrateur du livre de Djamil
 
– les musiciens qui ont enregistré le disque de Djamil, et donc la bande originale du spectacle : Benjamin Arragon, Lison David, Norbert Gauthier, Mehdi Guedouani, Xavier Proença et Olivier Vauquelin
 
– Stéphane Nakache pour le nouveau visuel du spectacle
 
– notre producteur Smart – La Nouvelle Aventure, en particulier Lucie Savina
 
 
Bon spectacle ! Bonne lecture et bonne écoute !
Prenez soin de vous,
Plein de bisous confits !
 

Djamil, le crocodile qui perdit ses dents
Florence Lanéelle
06 44 08 06 49

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Histoire de bibliothèque

C’était en février, Polina rentrait juste de Rua da Cruz, encore une fois les mains vides.

Pourquoi partir ? Après une enfance australienne – elle était sa première terre, elle s’était mis en tête de trouver celui qui déplaçait des montagnes dans les Reculas. À l’encre violette, elle avait écrit à sa mère, la chronique d’un non-amour…. Elle se souvenait de cette sentence, cette incantation qu’elle avait l’habitude de leur adresser, à elle et à son frère, « Sois belle, sois fort ». Elle avait pris son fusil, éteint le dernier feu, pris le large dans les poubelles et retrouvé Ève et Lilith dans l’île où elles vivaient avec ces trois jeunes appelés dans les Aurès. Pour cette Dryade, passer sept en jours en face de ces guerrières rouges, ces femmes lunes, se retrouver face à de si beaux ennemis, était pour elle l’horizon d’un évènement.

Et pourtant, la petite flingueuse, rouge comme un cœur dans la bouche de Dieu, n’aspirait plus à rien d’autre que cette félicité : se retrouver à la table de Joseph, cet ogre pour lequel il fallait 12 mois, 12 femmes et qui savait l’amour fait aux femmes, comme autant de petites têtes d’épingles et autres minuties.

« – J’ai dû vous croiser dans Paris, sous le vent, après la tempête apaisée… » lui avait-il avoué.

Sur la plus haute branche, cette femme en vol, ce coucou, cet automate de vide-grenier, avait enfin trouvé son homme semence…

(Le texte est constitué de tous les titres de la collection Main de femme, organisés pour créer une histoire !)

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Le petit carnet N°1 Printemps (confiné)

lepetitcarnet.editionsparole.com

Après avoir été, le 21 mars, à l’initiative d’un combat, en passe d’être gagné, contre Amazon et son mépris des libraires, éditeurs, auteurs et… de ses propres employés, en lançant une pétition sur change.org intitulée “Les métiers du livre ont la tête sous l’eau, Amazon va-t-il appuyer dessus ? », l’équipe des éditions Parole est aujourd’hui fière et heureuse de vous offrir, en libre accès, un concept et une technologie totalement inédite pour découvrir des livres et leurs auteurs : “Le petit carnet des éditions Parole”.

Plus rien ne sera désormais comme avant… d’ailleurs, plus n’est déjа comme avant. C’est а nous de réinventer le monde dans lequel nous voulons vivre.

Pour les éditions Parole, comme pour beaucoup d’entreprises, notamment culturelles, il y avait deux choix : pleurer sur l’arrêt brutal de notre activité en pleine période d’essor ou… essayer de penser des choses réellement nouvelles et garder а la fois notre bonne humeur, notre dynamisme et notre faculté d’émerveillement !

Nous avons opté pour la seconde.

Aujourd’hui, nous pouvons proposer aux libraires, aux bibliothécaires et aux lecteurs toute une série de solutions alternatives pour la période de confinement et surtout pour la période qui va suivre.

Aujourd’hui, toute notre équipe et tous nos auteurs sont sur le pont.

Aujourd’hui, les éditions Parole et l’équipe AlterMondo sont heureux de vous offrir également un concept totalement inédit dans le monde du livre : “le petit carnet”.

Ce “petit carnet” s’appuie sur le contenu proposé par les équipes Parole et tous ses auteurs et utilise une nouvelle technologie conçue par l’équipe AlterMondo, un écosystème d’édition interactive unique, vivant et en libre accès.

“Le petit carnet des éditions Parole”, c’est un peu comme un carnet de voyage, un voyage au pays des livres et de tout ce qui va autour, un voyage avec vous… sauf que, c’est un carnet vivant, qui s’enrichit chaque jour. Partagez-le, mettez-le dans vos favoris et revenez-y tous les jours, vous y trouverez des nouveautés. Abonnez-vous-y gratuitement, chaque numéro vivra désormais quelques mois puis viendra se compiler avec le numéro suivant.

Nos auteurs vous ouvrent leurs portes, nos livres vous ouvrent leurs pages, notre équipe vous ouvre leur cœur et tout ce qui lui paraît porteur d’espoir autour de nous. Alors, prenez le temps, prenez VOTRE TEMPS. S’il est un enseignement à tirer de ce que nous traversons, c’est “l’éloge de la lenteur”, le retour а notre vrai rythme, notre rythme biologique.

“Le petit carnet des éditions Parole” c’est avant tout un espace où l’on prend le temps, c’est un concept d’avenir : le “Slow Web”, qui va dans un sens qui nous est cher : le virtuel et le réel ne sont pas nécessairement deux frères ennemis, l’écran n’est pas le rival du papier, les deux servent а raconter des histoires… différemment.

Rendez-vous (quand le cœur vous en dit) sur : lepetitcarnet.editionsparole.com

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Deuxième lecture, le 19 avril, Claude nous propose Le dernier feu de Maria Borrély

Pour la seconde fois, Claude Fosse, comédienne et éditrice chez Parole Editions est en direct sur le groupe Les lectures de confinement ! Aujourd’hui, pendant 30 minutes, elle va nous lire un extrait de Le dernier feu de Maria Borrély. Un bel ouvrage, plein de poésie, qui mélange les éléments : gens, bêtes, saisons, travaux, soleil, eau et vent. Un souffre d’air frais en plein confinement.

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Cabanes

Il faudra attendre encore un peu avant de se poser, seul au milieu des autres, sur un banc, dans un square, à une terrasse de café en ville, couché dans l’herbe d’un jardin public ou à plat ventre sur le sable chaud d’une plage, le menton dans les mains. Il faudra attendre encore un peu pour retrouver nos lieux préférés de lecture. Et si nous les ré-inventions ?!

Le matin, à l’heure du premier café, je cale mon dos dans le plus confortable de mes fauteuils en rotin, j’entrouvre la fenêtre de la cuisine et j’entends le cri strident des gabians et de la liberté. J’attrape le livre du matin.

Je me suis fabriquée, avec des morceaux de n’importe quoi traînant dans la maison, un petit bar de balcon, une terrasse domestique, j’y trinque à midi avec mon voisin d’en face (c’est un chat qui, à cette heure, s’allonge sur la rambarde)… et j’attrape le livre de la mi-temps.

Depuis quelques jours, je m’allonge sur un tapis du salon, dans l’axe du soleil de l’après-midi qui inonde la pièce, je me tartine de crème solaire (pour faire comme si) et j’attrape le livre de l’après-midi.

Après une longue journée, quand la lumière commence à s’étirer derrière la colline, que les petites lucarnes des fenêtres s’allument, je glisse un air de Duke Ellington, me verse un verre de gin, ambiance piano-bar… J’attrape le livre du soir.                               

La nuit venue, je rêve… De la mer, de l’ombre des grands saules, du parfum des fleurs, de passants qui passent, de cris d’enfants qui jouent, de palabres, d’éclats de rire, de chants. Je rêve de la vie qui bat ailleurs que dans les rues, mais qui bat, partout, ailleurs, avec celle qui bat dans les pages de mes livres et mes cabanes de lecture.

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Pour la première, Claude lit Lhomme semence de Violette Ailhaud

C’était en direct, le 8 avril 2020, Claude Fosse, comédienne et éditrice chez Parole Editions ! Pendant 45 minutes elle nous fait la lecture de L’Homme Semence de Violette Ailhaud. Fermez les yeux et voyagez à travers le temps, dans un petit village des Basses-Alpes, après la répression du soulèvement républicain de 1851…

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