Tisser…

Ce verbe sonne doux aux oreilles, le bout de la langue claque sur les incisives avant de se rétracter vers le fond du palais pour laisser glisser, entre les lèvres, la sinuosité ouatée des s. Du même verbe latin, texere, naît l’art de tisser les fils, comme celui de tisser les mots ensemble pour donner naissance au texte. L’écrivain est tisserand, celui qui sait choisir les plus beaux fils pour les assembler en tissus soyeux, rudes, chauds… Tisser, entrecroiser, entremêler, enchevêtrer… organiser le fouillis des mots qui viennent, entre chaîne et trame, savoir poser la virgule, la respiration, dérouler la matière sortie du métier et, enfin, couper les derniers fils. Le lecteur viendra, ensuite, se lover comme un gros chat gourmand, dans cette œuvre au noir, cette alchimie lumineuse qui viendra donner texture à son âme.

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Claude lit des extraits : Rien d’autre que cette félicité de Nancy Huston

Claude Fosse nous fait, aujourd’hui, la lecture sur le groupe Les lectures de confinement du dernier livre de Nancy Huston Rien d’autre que cette félicité.

Ce court roman est un testament qu’une mère lègue à sa fille pour la préparer à sa future vie de femme. Un texte fort qui interroge le corps, la maternité, l’amour, les relations aux hommes, la filiation, la vie et la transmission.

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Florence et Olivier offrent, aux petits et aux grands, leur spectacle de Djamil, le crocodile qui perdit ses dents. Régalez-vous !

Bonjour à tous,

Nous espérons que vous allez bien en cette période curieuse.
Curieuse parce qu’inédite, donc bizarre et étrange.
Curieuse aussi parce qu’elle nous force à être curieux, différemment!
Nous regardons autrement notre maison, notre vie quotidienne, notre travail,  notre environnement, notre entourage, notre famille, nos proches et nos lointains.
Nous y portons un regard différent pendant cette période de temps un peu suspendu.
De nouvelles formes d’échanges se développent : les spectacles, les cours, le travail parfois se font en ligne grâce aux outils numériques, que nous découvrons parfois à cette occasion.
 
En cette période où nous avons également la possibilité de prendre le temps avec nos enfants et où les propositions d’activités et de concerts numériques prolifèrent, nous avons décidé de mettre en ligne la VIDEO INTEGRALE DU SPECTACLE Djamil, le crocodile qui perdit ses dents pour que vous puissiez le regarder chez vous, en cliquant sur le lien suivant :
 
 
Le spectacle a été filmé lors d’une représentation à l’Alpilium de Saint-Rémy le 18 décembre 2017, pour les 200 élèves de l’école de la République. La captation vidéo et le montage ont été réalisés par Xavier Proença. Le spectacle a évolué depuis, mais ça vous pourrez le voir quand nous pourrons de nouveau nous rassembler !
 
Voici l’occasion pour nous de remercier :
 
– Mélanie Guillaume et Sandrine Sesriault, institutrices à l’école de la République, l’équipe de l’Alpilium, la bibliothèque Joseph-Roumanille et la Mairie de Saint-Rémy-de-Provence
 
– tous les organisateurs qui nous ont permis de jouer notre spectacle (presque 100 fois depuis sa création en 2013, et presque exclusivement en région PACA) et de mener des actions d’éducation artistique et culturelle
 
– les Editions Parole, Jean Darot, Marie Clauwaert, Michel Collet, Cécile Cointot et Chantal Lemarchand, sans qui le livre-disque n’aurait pas existé
 
– Patrick Lanéelle, l’illustrateur du livre de Djamil
 
– les musiciens qui ont enregistré le disque de Djamil, et donc la bande originale du spectacle : Benjamin Arragon, Lison David, Norbert Gauthier, Mehdi Guedouani, Xavier Proença et Olivier Vauquelin
 
– Stéphane Nakache pour le nouveau visuel du spectacle
 
– notre producteur Smart – La Nouvelle Aventure, en particulier Lucie Savina
 
 
Bon spectacle ! Bonne lecture et bonne écoute !
Prenez soin de vous,
Plein de bisous confits !
 

Djamil, le crocodile qui perdit ses dents
Florence Lanéelle
06 44 08 06 49

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Histoire de bibliothèque

C’était en février, Polina rentrait juste de Rua da Cruz, encore une fois les mains vides.

Pourquoi partir ? Après une enfance australienne – elle était sa première terre, elle s’était mis en tête de trouver celui qui déplaçait des montagnes dans les Reculas. À l’encre violette, elle avait écrit à sa mère, la chronique d’un non-amour…. Elle se souvenait de cette sentence, cette incantation qu’elle avait l’habitude de leur adresser, à elle et à son frère, « Sois belle, sois fort ». Elle avait pris son fusil, éteint le dernier feu, pris le large dans les poubelles et retrouvé Ève et Lilith dans l’île où elles vivaient avec ces trois jeunes appelés dans les Aurès. Pour cette Dryade, passer sept en jours en face de ces guerrières rouges, ces femmes lunes, se retrouver face à de si beaux ennemis, était pour elle l’horizon d’un évènement.

Et pourtant, la petite flingueuse, rouge comme un cœur dans la bouche de Dieu, n’aspirait plus à rien d’autre que cette félicité : se retrouver à la table de Joseph, cet ogre pour lequel il fallait 12 mois, 12 femmes et qui savait l’amour fait aux femmes, comme autant de petites têtes d’épingles et autres minuties.

« – J’ai dû vous croiser dans Paris, sous le vent, après la tempête apaisée… » lui avait-il avoué.

Sur la plus haute branche, cette femme en vol, ce coucou, cet automate de vide-grenier, avait enfin trouvé son homme semence…

(Le texte est constitué de tous les titres de la collection Main de femme, organisés pour créer une histoire !)

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Le petit carnet N°1 Printemps (confiné)

lepetitcarnet.editionsparole.com

Après avoir été, le 21 mars, à l’initiative d’un combat, en passe d’être gagné, contre Amazon et son mépris des libraires, éditeurs, auteurs et… de ses propres employés, en lançant une pétition sur change.org intitulée “Les métiers du livre ont la tête sous l’eau, Amazon va-t-il appuyer dessus ? », l’équipe des éditions Parole est aujourd’hui fière et heureuse de vous offrir, en libre accès, un concept et une technologie totalement inédite pour découvrir des livres et leurs auteurs : “Le petit carnet des éditions Parole”.

Plus rien ne sera désormais comme avant… d’ailleurs, plus n’est déjа comme avant. C’est а nous de réinventer le monde dans lequel nous voulons vivre.

Pour les éditions Parole, comme pour beaucoup d’entreprises, notamment culturelles, il y avait deux choix : pleurer sur l’arrêt brutal de notre activité en pleine période d’essor ou… essayer de penser des choses réellement nouvelles et garder а la fois notre bonne humeur, notre dynamisme et notre faculté d’émerveillement !

Nous avons opté pour la seconde.

Aujourd’hui, nous pouvons proposer aux libraires, aux bibliothécaires et aux lecteurs toute une série de solutions alternatives pour la période de confinement et surtout pour la période qui va suivre.

Aujourd’hui, toute notre équipe et tous nos auteurs sont sur le pont.

Aujourd’hui, les éditions Parole et l’équipe AlterMondo sont heureux de vous offrir également un concept totalement inédit dans le monde du livre : “le petit carnet”.

Ce “petit carnet” s’appuie sur le contenu proposé par les équipes Parole et tous ses auteurs et utilise une nouvelle technologie conçue par l’équipe AlterMondo, un écosystème d’édition interactive unique, vivant et en libre accès.

“Le petit carnet des éditions Parole”, c’est un peu comme un carnet de voyage, un voyage au pays des livres et de tout ce qui va autour, un voyage avec vous… sauf que, c’est un carnet vivant, qui s’enrichit chaque jour. Partagez-le, mettez-le dans vos favoris et revenez-y tous les jours, vous y trouverez des nouveautés. Abonnez-vous-y gratuitement, chaque numéro vivra désormais quelques mois puis viendra se compiler avec le numéro suivant.

Nos auteurs vous ouvrent leurs portes, nos livres vous ouvrent leurs pages, notre équipe vous ouvre leur cœur et tout ce qui lui paraît porteur d’espoir autour de nous. Alors, prenez le temps, prenez VOTRE TEMPS. S’il est un enseignement à tirer de ce que nous traversons, c’est “l’éloge de la lenteur”, le retour а notre vrai rythme, notre rythme biologique.

“Le petit carnet des éditions Parole” c’est avant tout un espace où l’on prend le temps, c’est un concept d’avenir : le “Slow Web”, qui va dans un sens qui nous est cher : le virtuel et le réel ne sont pas nécessairement deux frères ennemis, l’écran n’est pas le rival du papier, les deux servent а raconter des histoires… différemment.

Rendez-vous (quand le cœur vous en dit) sur : lepetitcarnet.editionsparole.com

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Deuxième lecture, le 19 avril, Claude nous propose Le dernier feu de Maria Borrély

Pour la seconde fois, Claude Fosse, comédienne et éditrice chez Parole Editions est en direct sur le groupe Les lectures de confinement ! Aujourd’hui, pendant 30 minutes, elle va nous lire un extrait de Le dernier feu de Maria Borrély. Un bel ouvrage, plein de poésie, qui mélange les éléments : gens, bêtes, saisons, travaux, soleil, eau et vent. Un souffre d’air frais en plein confinement.

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Cabanes

Il faudra attendre encore un peu avant de se poser, seul au milieu des autres, sur un banc, dans un square, à une terrasse de café en ville, couché dans l’herbe d’un jardin public ou à plat ventre sur le sable chaud d’une plage, le menton dans les mains. Il faudra attendre encore un peu pour retrouver nos lieux préférés de lecture. Et si nous les ré-inventions ?!

Le matin, à l’heure du premier café, je cale mon dos dans le plus confortable de mes fauteuils en rotin, j’entrouvre la fenêtre de la cuisine et j’entends le cri strident des gabians et de la liberté. J’attrape le livre du matin.

Je me suis fabriquée, avec des morceaux de n’importe quoi traînant dans la maison, un petit bar de balcon, une terrasse domestique, j’y trinque à midi avec mon voisin d’en face (c’est un chat qui, à cette heure, s’allonge sur la rambarde)… et j’attrape le livre de la mi-temps.

Depuis quelques jours, je m’allonge sur un tapis du salon, dans l’axe du soleil de l’après-midi qui inonde la pièce, je me tartine de crème solaire (pour faire comme si) et j’attrape le livre de l’après-midi.

Après une longue journée, quand la lumière commence à s’étirer derrière la colline, que les petites lucarnes des fenêtres s’allument, je glisse un air de Duke Ellington, me verse un verre de gin, ambiance piano-bar… J’attrape le livre du soir.                               

La nuit venue, je rêve… De la mer, de l’ombre des grands saules, du parfum des fleurs, de passants qui passent, de cris d’enfants qui jouent, de palabres, d’éclats de rire, de chants. Je rêve de la vie qui bat ailleurs que dans les rues, mais qui bat, partout, ailleurs, avec celle qui bat dans les pages de mes livres et mes cabanes de lecture.

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Pour la première, Claude lit Lhomme semence de Violette Ailhaud

C’était en direct, le 8 avril 2020, Claude Fosse, comédienne et éditrice chez Parole Editions ! Pendant 45 minutes elle nous fait la lecture de L’Homme Semence de Violette Ailhaud. Fermez les yeux et voyagez à travers le temps, dans un petit village des Basses-Alpes, après la répression du soulèvement républicain de 1851…

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Tandis que les heures se suspendent aux horloges arrêtées…

Tandis que les heures se suspendent aux horloges arrêtées, les bateaux tournent leur proue vers le large en direction d’îles désertes, de rivages inconnus, de contrées inexplorées. Nul besoin d’aller loin, l’espace contraint de nos murs nous appelle aux voyages intérieurs. Parfois enchanteresses, quelquefois inquiétantes, ces découvertes intimes résonnent dans les petits radeaux de la Méduse que sont nos livres, lancés sur la surface de ses eaux troubles par des années de lecture. Cette soif inassouvie trouve là sa raison, nous faire traverser cette immensité de temps vide en la remplissant de souvenirs d’aventures qui sont devenues nôtres… Cap au large moussaillons de bibliothèques !

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@Cathfd – si je cessais de vous écrire de Gilles Vincent

Hello ! 🍃📚🍃

Le deuxième livre à m’avoir sauté dans les bras est celui-ci:  » Si je cessais de vous écrire » sous-titré « le choix de l’intranquillité » de Gilles Vincent.

Je vous parle rarement du livre en tant qu’objet mais là, impossible de ne pas vous en parler : La couverture, les pages de garde brunes, le papier crème de qualité, le marque-pages assorti, tout concourt à attirer l’attention et à combler les sens du lecteur…

☆ Bien que Gilles Vincent ait posé ses valises et son stylo en Béarn depuis 2003, j’avoue humblement que je ne le connaissais pas. Auteur reconnu de polars et romans noirs, il s’est ici éloigné de son univers habituel.

Quel immense plaisir de lecture, ce court roman d’un peu plus de 100 pages ! ❤

La première partie, épistolaire, est savoureuse et merveilleusement écrite.

☆ Un homme, Maxime, écrit à une femme, Emma, qu’il a choisie dans l’annuaire pour lui offrir de correspondre avec lui selon un rythme et un rituel prédéfini.

Pourquoi Emma après une longue réflexion, choisira de lui répondre et ce faisant, fera « le choix de l’intranquillité  » ? Impossible de vous en dire plus sans trop dévoiler ce bref mais intense roman.

☆ L’auteur nous parle, avec beaucoup d’élégance et de finesse, d’amour, de sentiments complexes, entrelacés comme les rubans de cette boule de métal sur laquelle j’ai photographié le livre. Il nous parle de blessures, de douleur, de passion, de renaissance…avec pour toile de fond le flamenco et la peinture de Velásquez.

☆ Une histoire à la fois sombre et terriblement lumineuse. Une pépite que je vous invite à découvrir, un coup de cœur ❤ !

Ce roman paru mi-février n’a pas fait l’objet à ce jour de nombreuses publications, aussi faites-moi confiance et lisez-le , vous m’en remercierez !

Passez une belle journée !

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@Cathfd – Sept jours en face d’Anne Lecourt

Je poursuis ma découverte du catalogue de @parole_editions , après Si je cessais de vous écrire de Gilles Vincent et L’homme semence de Violette Ailhaud, j’ai lu avec bonheur Sept jours en face de Anne Lecourt dans la collection Main de femme.

Un court roman intimiste d’une centaine de pages, une petite pépite tout en délicatesse à la très jolie écriture.

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Une femme de 40 ans enceinte de son premier enfant revient sur les lieux de sa toute petite enfance pour essayer d’en savoir un peu plus sur ses origines. Pour pouvoir aborder cette nouvelle vie qui s’annonce l’esprit vierge, lavé des douleurs du passé …Sept petits jours pour se réconcilier avec son histoire, avec en toile de fond, le paysage de bord de mer et le flux et le reflux perpétuels.

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C’est plein de pudeur, d’émotions. Certaines choses sont juste suggérées. Jour après jour la narratrice dont on n’apprendra le prénom qu’à la fin du roman, interroge, digère les informations recueillies et avance sur le chemin de la résilience.

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« J’ai déposé mes roses. Je suis restée longtemps, assise là, dans ce tête-à-tête pacifié avec celle qui reposait le front contre la dune. On sentait le soleil et la pluie, et la paix accroupie dedans les murs. »

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Je vous ai donné envie ? Dites-le moi en commentaire jusqu’à demain midi. Je le glisserai dans une enveloppe et il voyagera vers l’un ou l’une d’entre vous après un tirage au sort si nécessaire. Il s’agit juste du plaisir de partager une lecture aimée avec l’un ou l’une d’entre vous à défaut de vous remercier tous et toutes de votre présence ici, de nos échanges, de votre fidélité.

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@nine_entre_les_lignes – “J’ai dû vous croiser dans Paris” de Fanny Saintenoy

J’ai dû vous croiser dans Paris, Fanny de Santenoy

@parole_editions

Coup de foudre avec cette petite Maison d’édition, voilà, c’est dit…

L’esthétique est toujours bienvenu pour moi, et tenir un petit livre qui tient dans le creux de la main, avec une couverture très poétique, inspirante et très agréable à regarder, me comble !

Ce livre est un recueil de nouvelles, de courts récits qui interrogent, effleurent le cœur, gentiment ce livre laisse dans son sillage un nuage de poussières d’étoiles…. A paris, il y a des squares, des parcs, des chaises ou des bancs.

Asseyez-vous, regardez autour de vous, prenez le temps, vous allez entendre des bribes de conversations qui ne vous regardent pas mais qui vont vous laisser entrevoir d’autres vies, d’autres destins.

Peut-être, un détail va vous interpeller, un visage, une attitude, une allure…. Peut-être l’image fugace d’un Arthur Rimbaud 2020, les tribulations d’un chat orphelin, un gardien de musée à la retraite mais toujours efficace…

Et puis de ces petites histoires vous vous détacherez afin de reprendre votre vie, vous laisserez se dérouler l’histoire du monde, la grande Histoire…celle qui passe et entraine autant de minuscules petites vies dans son sillage…minuscules poussières d’étoiles.

Voilà de quoi parle ce très jolie petit livre d’une petite maison d’édition qui vient de séduire Nancy Huston, alors suivez là de très très près !


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@Cathdelamanu – “L’homme semence” de Violette Ailhaud

Incroyable histoire!

Son auteur Violette Ailhaud l’a écrit en juin 1919. Elle avait 84 ans. Elle raconte un événement marquant dans un contexte historique expliqué en postface : une insurrection contre le coup d’Etat Bonaparte en 1851 dans le Sud-Est de la France et étouffée dans un bain de sang…

Tous les hommes du village sont morts.

Violette a 16 ans et elle raconte la décision prise par toutes les femmes du village, un serment terrible fait après des mois d’attente, des mois seules sans hommes, doutant jusqu’à l’existence d’hommes encore en vie. Une histoire de résistance à la mort comme un instinct de survie.

« Mais nous étions d’accord : un jour un homme viendrait -s’il en restait-et nous devrions le partager, pour la vie de nos ventres. »

Ce texte a été découvert au moment de la succession de Violette, soit 27 ans après sa mort avec pour consigne de le confier à l’aînée de ses descendants uniquement de sexe féminin et âgée entre 15 et 30 ans.

Ce récit a été publié en 2006 par @parole_editions.

Un très beau texte ponctué de mots en occitan avec de belles descriptions du village, isolé du monde et en plein vent. Une écriture assez moderne avec des phrases courtes et une certaine sensualité.

Ce texte a connu un certain engouement et plusieurs adaptations sous forme de théâtre, film, Bd, danse. Il a été traduit en plusieurs langues et en anglais par Nancy Huston.

L’origine de ce texte intrigue malgré tout.

Par sa modernité.

Son origine.

En cherchant, on découvre que Violette Ailhaud n’a peut-être jamais existé …

Il a au moins permis de faire connaître la petite maison d’édition Parole installée dans un village près du lac Sainte Croix du Verdon non loin de Manosque…

Livre découvert grâce à IG et @cathfd.

Il a ensuite atterri dans notre cercle de lecture grâce à @gehinbrun qui nous a fait découvrir cette maison d’édition.


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@ju.s.tine_23 – “Le bout du monde, nos plus belles années” d’Edith Reffet

[ Parce que l’amour, le véritable amour est fragile. Il exige qu’on se lance, corps et âme perdus, toutes amarres larguées, dans un monde mouvant. Chaque jour, les êtres se transforment. Moi. Lui. On se perd ; on se retrouve. Vraiment, comment ose-t-on parler d’amour? ]

  • ••

Un très très beau récit autobiographique d’une jeune institutrice qui prend ses fonctions au find fond de la campagne, sous l’Occupation. Réussir à trouver des petits moments de bonheur malgré tout, malgré les difficultés, c’est ce qui fait la force de ce témoignage.

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@parole_editions
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@lasemeusedelivres – “Les Guerrières” de Laure Sorasso

Il n’est pas question ici de plusieurs femmes distinctes comme le laisse supposer le titre, mais bien d’une seule et même femme.

Disons plutôt que Geneviève/Maria/Gina nous offre toutes les facettes qui la compose.

Elle nous dévoile ses secrets sans honte et sans regret. Elle assume qui est elle. Elle est forte, parfois plus faible, mais jamais n’abandonne ou se renie. Elle endosse ses différentes personnalités comme on change de vêtement.

Ysée apparaîtra également.

Mais qui est-elle ? Une autre de ses facettes ou une autre femme ? Je vous laisse le découvrir !

C’est beau, c’est fort, c’est bien écrit. Ce roman se dévore d’une traite ou deux pour savourer.

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Nul besoin aujourd’hui de sortir une petite heure dans le périmètre réduit d’un kilomètre…

Nul besoin aujourd’hui de sortir une petite heure dans le périmètre réduit d’un kilomètre… j’ai désintégré mes murs avec, comme unique arme, un livre… «Fusil». Un texte au goût de silex et de sang qui fait monter des pages des parfums d’humus. J’ai suivi la course du gibier, celle des chiens, le tracé des chemins qui m’ont menée vers la profondeur des forêts. Des brindilles craquent à chaque page tournée, ça palpite, des frissons vous courent dans l’échine, on s’y réchauffe à des feux sauvages ou à de grands poêles. Deux mondes se rencontrent, hostilité des uns, indifférence des autres. Les deux personnages, tels des Roméo et Juliette des bois, vont se croiser, le chasseur solitaire aspirant à s’envoler «vers cet amour couleur d’or et de lune» que lui inspire cette fille à la chevelure mêlée de plumes. Un roman sauvage et libre.

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