L’homme semence sur France Culture, dans «La fabrique de l’histoire», jeudi 20 juin 2019

L’homme semence fête ses 100 ans en ce 19 juin 2019 !
et il est de plus en plus en forme… à tel point que Victor Macé de Lépinay a eu envie de lui consacrer une émission entière de «La fabrique de l’histoire» sur France Culture.
Elle sera diffusée jeudi 20 de 9h à 10h.
Un rendez-vous passionnant sur France Culture donc, mais si vous le loupez, vous pourrez toujours le retrouver sur le site de l’émission, nous vous donnons quelques infos et l’accès ci-dessous.

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« L’homme semence : une moisson d’histoire(s) »
Un documentaire de Victor Macé de Lépinay,
Réalisation : Thomas Dutter
Prise de son : Laurent Lucas

C’est un tout petit livre, « L’homme semence ». Trente pages. Trente-deux en comptant la préface.
Sur la couverture, un spermatozoïde violet, et quelques mots : « éditions parole« , « collection main de femme », ainsi que le titre bien sûr, et le nom de l’auteure, Violette Ailhaud, dont on ne connaît pas d’autre ouvrage.
Attirant… Un peu intrigant… Allez, on y jette un œil ! Et puis c’est si court : on ne perdra pas trop de temps.

Cela commence par une préface donc, et une note de bas de page de l’éditeur. L’histoire que l’on va lire se passe en 1852, dans un village des Alpes de Haute Provence dont les hommes ont disparu, raflés par les soldats du tout nouvel empire de Napoléon III. Tous les hommes !
Soixante sept ans plus tard, en 1919, Violette Ailhaud se souvient, et écrit. Le récit sera découvert en 1952, et publié pour la première fois en 2006. 

Et ça commence : « Ça vient du fond de la vallée. Bien avant que ça passe le gué de la rivière, que l’ombre tranche, comme un lent clin d’œil, le brillant de l’eau entre les Iscles, nous savons que c’est un homme ».

C’est bien écrit. Mais tous les livres bien écrits ont-ils la reconnaissance qu’ils méritent ? Celui-là a connu le succès, et sans grand soutien dans les médias : 30.000 exemplaires vendus, des traductions dans cinq langues et bientôt davantage, des adaptations en bande dessinée, au cinéma, et surtout sur scène par plusieurs dizaines de compagnies. Pourquoi ?

Pour fêter les cent ans du texte, l’éditeur organisait des rencontres au début du mois de juin 2019, au monastère de Ségriès, à Moustiers Sainte Marie (04), avec des artistes, des universitaires, et des gens de la région ou d’un peu plus loin. Nous y étions pour essayer de comprendre ce que raconte le succès de ce livre. Nous y avons entendu évoquer une mémoire que l’on nous a dit trop oubliée, celle de l’insurrection républicaine de 1851 (voir L’Association 1851-2001 pour la mémoire des Résistances républicaines), nous y avons écouté parler de luttes, de femmes, d’édition « sans pesticide et en circuit court », de littérature, de mythe. Et de mystère aussi !

Car au fait, qui est-elle cette Violette Ailhaud ?

Avec :
Jean Darot, éditeur,
Laura Brignoli, professeure de littérature française à l’Université Iulm de Milan,
Jean-Marie Guillon, historien, professeur émérite de l’Université d’Aix-Marseille, membre de l’association 1851
Jean-Christophe Labadie, directeur des archives départementales des Alpes de Haute Provence,
Rufus, comédien,
Soumaïla Zoungrana, metteur en scène,
Marie Avril, comédienne,
et Maryse Morel

Merci à
La compagnie du Simorgh
La compagnie Ocus
La compagnie La Gouaille
La compagnie Crue
Merci également à l’équipe du monastère de Ségriès.

En savoir plus :

À paraître le 20 juin 2019 : Pourquoi partir ? Le rêve australien de Juliet Schlunke

Pourquoi partir ? Le rêve australien

Juliet Schlunke

Collection Main de femme

Parution : 20 juin 2019

128 pages

Aller voir ce qui se passe derrière la colline qui barre son horizon a permis à l’être humain de conquérir la totalité de la planète Terre. Mais le besoin de la découverte n’a pas été sa seule motivation, loin de là. Trouver sa nourriture, fuir la misère, l’insécurité, la guerre ou sa propre famille a poussé hommes, femmes et enfants à prendre le risque d’aller ailleurs. L’importante migration de familles allemandes vers l’Australie à partir de 1830 est mal connue. Dans ce roman, inspiré par les écrits de son père, l’Australienne Juliet Schlunke a voulu nous dépeindre l’histoire de ces migrants, leurs aventures et les difficultés d’intégration qu’ils ont connues.