Le livre est un radeau…

Le livre est un radeau… celui auquel on s’agrippe pendant une nuit de déluge, alors que l’eau monte et s’infiltre sous les portes. Impuissant à stopper la vague, on plonge dans son livre ouvert. Nuit, aussi blanche que le papier, les mots nageant entre les lignes de flottaison, lecture coulée. On évitera 20 000 lieux sous les mers au profit de lectures plus salvatrices. Au petit matin, les pages arrachées à la nuit, à l’angoisse, à l’attente, seront venues, une à une, s’échouer au sol, leur papier absorbant le trop-plein, la marée, la boue fine du reflux. La lecture est mon barrage, ma bouée de sauvetage, celle qui m’a arrachée à tous les naufrages…

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