Il est court mon circuit
C’est seulement en rompant avec les vieux démons de l’industrie du livre que le petit éditeur rural de la Provence d’en haut que nous sommes a pu retrouver le bon sens et le bonheur d’être un producteur local.
Il faut avouer que c’est tout aussi idiot et scandaleux d’envoyer ses fromages de chèvre à Rungis pour qu’ils reviennent dans l’épicerie du coin que de faire faire le tour de France ou du monde à des livres.
L’industrie du livre fait ses marges sur le transport aller-retour des livres qu’elle produit avant de les mettre au pilon. Elle a fait croire aux auteurs et au public qu’un livre doit être partout pour obtenir ses quartiers de noblesse. Résultat : pour vendre un livre dans le système mis en place par l’industrie du livre, il en faut entre 5 et 10 pour couvrir le territoire de vente. Le principe est le même que les mines anti personnelles : on en met partout en espérant qu’un passant va buter dessus. Qui peut tolérer cela dans le monde d’aujourd’hui ?
Les éditions Parole se comportent comme tout producteur qui doit alimenter la population qui l’entoure. C’est le principe du biotope. Nous fonctionnons donc en circuit court :
- l’essentiel des auteurs est local, de racines ou de repiquage. C’est notre façon d’être à l’écoute du biotope et de lui donner la parole. Cela ne signifie en rien que nous faisons du régionalisme. La plupart des ouvrages édités sont à portée universelle.
- l’imprimeur est local.
- les libraires partenaires (ceux qui se sont engagés à mettre nos livres en avant) sont, pour la plupart, locaux. Ils doivent pouvoir être livrés en 1 h environ. Nous pouvons les soutenir en organisant avec eux des manifestations
- nous faisons plusieurs marchés par semaine, hiver comme été.
- nous participons aux manifestations locales (fêtes, foires, etc.)
- nous organisons nos propres manifestations dont la désormais célèbre « La soupe aux livres® ». C'est encore une façon d’être acteur de la vie et de l’animation culturelle locale.
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